Team Vitality met en pause ses activités en LFL et ferme son équipe Vitality.Bee. L’organisation devient ainsi la deuxième structure française en trois jours à se mettre en retrait, alors que le nom de l’opérateur de la ligue pour 2027 n’a toujours pas été annoncé.
Vitality a précisé le 9 octobre que cette décision constitue une pause plutôt qu’un départ définitif. Vitality.Bee était un pilier de la Ligue Française de League of Legends, participant à la compétition depuis son lancement en 2019.
Cette annonce fait suite à la décision d’Ici Japon Corp Esport, le 7 octobre, de cesser ses opérations fin 2026. Le club, qui avait rejoint la LFL en 2025, a évoqué l’incertitude entourant l’avenir de la ligue comme l’un des facteurs déterminants de ce choix, selon des informations de Sheep Esports relayées par Esports Advocate.
Une série de départs inquiétante
Ces deux annonces accentuent la pression sur la compétition française au moment où les équipes préparent la saison prochaine. Joblife avait déjà mis fin à sa division League of Legends en septembre, avant les désistements d’octobre.
- 9 octobre : Vitality annonce la fermeture de Vitality.Bee et une pause en LFL.
- 7 octobre : Ici Japon déclare cesser ses activités fin 2026.
- Septembre : Joblife ferme sa division League of Legends.
- À partir de 2027 : Le départ de Webedia de l’organisation de la LFL est évoqué, sans successeur officiel.
Selon un rapport de Sheep Esports cité par Esports Advocate, seules cinq des dix organisations du LEC alignent encore des équipes dans les ligues régionales. Ce chiffre témoigne d’un désengagement global vis-à-vis des opérations académiques, bien que le circuit régional reste une voie de développement essentielle pour les joueurs visant l’élite.
Le changement d’opérateur s’accompagne de flou stratégique
Le 19 août, Sheep Esports rapportait, selon des sources internes, que Webedia cesserait d’organiser la LFL à partir de 2027. L’opérateur était impliqué depuis la création de la ligue, mais ni Webedia ni Riot n’ont publiquement confirmé ce changement, selon Esports Advocate.
New Esports Org (NEO), qui a repris d’autres compétitions précédemment gérées par Webedia, a déclaré à The Esports Radar être en discussion avec Riot et les parties prenantes françaises, tout en précisant qu’il n’était pas prévu d’investir dans la LFL et qu’aucune décision n’avait été prise. Par ailleurs, la ligue n’a organisé aucun événement physique en 2026, d’après les informations de Sheep Esports citées par Esports Advocate.
Cette période d’incertitude coïncide avec d’autres décisions structurelles dans l’écosystème de Riot. Le format 2027 du LEC n’inclura pas le LEC Versus, tandis que la compétition devrait revenir à sa structure classique de 10 équipes. Le cycle de licence actuel de trois ans, impliquant 13 organisateurs de ligues régionales, court jusqu’en 2027, selon Sheep Esports.
Quel avenir pour la compétition ?
L’opérateur, le format et le nombre d’équipes de la LFL pour 2027 demeurent inconnus. On ignore également si Riot financera directement la compétition durant cette transition ou quel sera le coût de maintenance d’une équipe pour les organisations.
La question cruciale pour les clubs et les sponsors est de savoir si un remplaçant sera nommé avant que les organisations françaises ne finalisent leurs budgets pour 2027. En attendant, les acteurs de la ligue naviguent à vue, sans certitude sur la structure et les accords commerciaux à venir.